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C’est bien connu, on apprend plus de ses échecs que de ses “success stories”. Et quand un client vous demande de fermer sa boutique en ligne, on ne peut s’empêcher de se remettre en question. Retour d’expérience sur un e-flop.
Début 2009, deux clientes enthousiastes, l’une scientifique, l’autre commerciale, décident de lancer une gamme de produits alimentaires frais à vocation “santé”. Elles contactent Amaranthe pour la réalisation d’un “tout petit site d’e-commerce à prix plancher”.
… et imaginer que la “conversion” des visiteurs en clients sera automatique. Plein de recettes “santé” drainent un trafic non négligeable sur le site. Les visiteurs regardent les produits. Le taux de conversion vers la page “commande” avoisine les 10%. Mais au moment d’acheter les produits… plus personne !

Le nombre de visiteurs n’a cessé de grimper… mais pas les commandes !

Entonnoir de conversion entre le début et la fin de la commande (2 étapes)
Voyant que le pack “une semaine de produits à 100 EUR tout compris” ne se vendait pas, n’aurait-on pas dû proposer les produits séparément à la vente ? Ou envoyer des échantillons ? Le système prévu au départ ne permettait pas ces modifications, en raison du budget trop serré. Dommage…
Quand le compteur marque moins de 10% de visiteurs “en direct” ou cherchant la marque dans les moteurs de recherche, c’est que la promotion externe est insuffisante. Un signal d’alarme à relayer au client.

La part des visiteurs “en direct” montre une insuffisance de promotion externe
En matière de produits alimentaires ou de conseils santé, les “amis” sur les réseaux sociaux sont des prescripteurs non négligeables. On aurait pu également créer une communauté d’utilisateur des produits, sur Twitter ou sur un blog, à l’image de ces sites de régime où chacun publie sa courbe de poids…
La réussite d’un site d’e-commerce n’est pas acquise, même avec une boutique esthétique, ergonomique et techniquement irréprochable.
Au moment de passer à l’acte d’achat, les freins sont bien plus nombreux devant un écran que derrière un comptoir.
Le rôle de l’agence web doit donc aller bien au-delà de la fourniture d’un outil de présentation, de commande et de paiement des produits. Un petit budget pour un petit site, oui, mais avec une grande stratégie de vente en ligne !
FredColantonio
février 6th, 2010 at 23 h 57 min
Article très intéressant Sylvie !
Merci de ce franc retour d’expérience. Je trouve ton approche humble et honnête.
Cependant, dans le message à faire passer, il faut aussi attirer l’attention du “lecteur-client” : aujourd’hui, tout le monde veut sa boutique ! Ce n’est pas si simple malheureusement. Internet n’est qu’un outil. Ce n’est pas parce qu’une boutique est créée, même si elle est jolie, qu’elle va nécessairement décoller (même si on lui souhaite).
A ce titre, le web fonctionne comme dans la vraie vie : ce n’est parce qu’un nouveau commerce s’ouvre qu’il va forcément durer (même si on lui souhaite bis).
Certes le rôle de l’agence web doit dépasser la stricte fourniture de l’outil. Mais il est évident que le client doive =
1. S’impliquer dans la démarche
2. Poser des actions concrètes pour avancer
3. Tout faire pour booster son business.
Guidé par les conseils de professionnels, le client est (et reste) le premier vecteur de sa propre promotion !
Ce n’est qu’un point de vue, le mien, subjectif et écrit à brûle-pourpoint (sans recul donc) suite à la lecture de ton article pertinent. Seule visée : contribuer modestement à la réflexion
Matipa
février 8th, 2010 at 11 h 08 min
Intéressant, je compte lire les 3 articles sur la vente en ligne. Je commence à partir d’aujourd’hui un cours on line via Technofutur TIC. Et bientôt, j’aurai un shop online à créer. Aussi intéressant d’analyser pourquoi cela n’a pas abouti jusqu’aux résultats espérés et d’en parler. Démarche intelligente et positive.
Amaranthe
février 8th, 2010 at 11 h 29 min
Merci beaucoup Fred pour ta réaction ! Je partage ton avis sur le rôle du client et sur le fait que ce n’est vraiment pas facile de réussir une boutique en ligne, contrairement à ce que beaucoup disent ou pensent… C’est un signal fort à envoyer aux candidats e-vendeurs !
Dominique De Smet
février 8th, 2010 at 13 h 40 min
Merci Amaranthe pour nous faire partager vos expériences!
Je suis abonné à votre RSS, et c’est un réel plaisir de vous lire.
Salutations amicales,
Dominique
Amaranthe
février 8th, 2010 at 13 h 56 min
Merci Dominique et Matipa pour vos gentils commentaires. Et promis, la prochaine fois, on partage les expériences positives ! Je prépare en effet un article sur le blog professionnel, qui porte ses fruits auprès de 4 clients sur 5. A suivre…